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FERMETURE (TEMPORAIRE?) D'INCLAVATUS+ d'infos par ici.

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 L'amer.

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Léandre
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MessageSujet: L'amer.   Jeu 7 Sep - 23:47

Toujours dans le noir, Léandre sait parfaitement qu'il a atteint la sortie de l'aire de combat. Les pieds traînants, sans rien y voir, le soldat impérial a continué son chemin en dehors de la zone des duels. Il prend sur lui de rester digne, jusqu’au bout. Malgré tout. Il entend le bruit confus du public, derrière lui, au-dessus de lui, autour de lui. Partout. Il sent en lui la douleur, sa cécité imposée décuple ses autres sens. Le mal de crâne qui martèle son esprit, les tremblements dans ses bras, particulièrement dans le plus ensanglanté des deux qu’il fait en sorte de maintenir immobile, la douleur, un peu partout dans son corps. Et pire que tout, le moindre son qu’il ressent désormais en amplifié.

Léandre a le sentiment que tout ce bruit, tous ces gens, parlent de lui. De sa défaite. Qu'ils commentent, raillent et se moquent. Qu'ils détruisent l'image du duelliste qu'il est. Il devrait s'en foutre. Il n'y arrive pas. Contre n'importe qui d'autre peut-être qu'il aurait pu – difficilement - admettre et accepter la défaite. Contre Iudas... non. Bien sûr que non. Jamais.

Ni dans la forme.
Ni dans le fond.

Alors qu’il est le premier à dire qu’il faut se battre avec ses armes. Que duel ou non, il faut tout donner. Il a tout donné… c’est ça le pire. Il se sait ridiculisé. Il sait qu’il va en entendre parler. Subir. Il ne sait même pas s’il est avide de savoir la suite du tournoi ou si à l’inverse, il va fuir les autres duels comme la peste. Savoir tout de même ? Ou ne pas savoir. Il n’est pas homme à vouloir se cacher. Pourtant, là, il a l’impression d’être blanc et noir. Lui et pas lui. Abattement et rage. Sans doute est-ce le fait de rester dans le noir qui l’éloigne, peut-être encore un peu, de cette réalité. Il sait pas.

De son bras le moins endommagé, il cherche autour de lui un mur, quelque chose, il se doute d’être arrivé dans les « coulisses » de l’arène, il ne veut pas s’écrouler. Non. Juste quelque chose sur lequel s’appuyer. Quelques instants.

Se couper de tout avant que la réalité de l’instant le reprenne de plein fouet.
Avant que ça explose.
Qu’il explose.


Dernière édition par Léandre le Ven 8 Sep - 19:14, édité 1 fois
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Captain Hook
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MessageSujet: Re: L'amer.   Ven 8 Sep - 18:31


Quand ils annoncent le vainqueur j’ai fermé mon œil unique. Écouter la clameur n’y changera rien, après tout, le duel est terminé. Et pendant que tu te retires, la vie continue. Malgré tout. Je ne peux imaginer ce que tu ressens à cet instant. Quelque chose de sombre sans doute et inconscient que tu es je sais déjà que tu as besoin de moi, avant même que ça ne t'effleure l'esprit. Tu es trop têtu. Je sais aussi que tu ne vas pas te précipiter aux chevets d’un médicomage alors que les sorts que tu as reçu doivent encore entailler ta chair. Faut-il que je te casse une côte ou deux avant de t’y amener où me surprendras-tu ?

Je parierai sur la première option. Peut-être que tu refais le match à cet instant. Que tu songes à gaspiller tes heures de sommeil – s’il t’en reste et que tu survis, pour t’améliorer encore et prouver à ceux qui liront que tu es plus fort ? Et pourtant, tu n’as pas une seule fois failli, tu as réussi chaque sortilèges et si tu n’avais pas été entaillé si profondément peut-être que l’issue aurait été différente. Seulement voilà. Tu as perdu et toi tu ne dois voir que ça. Je te connais trop bien.

Je ne me suis pas arrêté pour féliciter les gagnants des précédents matchs et j’ai juste continué mon chemin jusqu’à tomber jusqu’à un sous-sol. Toi tu t’es trainé jusque là. Je me suis avancé, quand tu semblais chercher un appui. Puis je me suis arrêté et j’ai dégainé ma baguette pour prononcer un finite incantatem en informulé. Un pour tes yeux. Un autre pour tes plaies. Mais je ne suis pas certain que cela suffise. Un revigor aurait eu peut-être plus d'effet, mais je ne suis pas aussi clément.

Je m’avance cette fois pour me poser devant toi, mon crochet sous ton menton pour le relever tandis que ma main saisie ton bras. Essaie un peu de me péter la tronche. Je déclare, le ton un peu trop enjoué tandis que ma main cherche une des plaies infligée plus tôt par ton adversaire. J’enfonce mon pouce dans ta tunique, pour faire pression sur la plus sanguinolente. Tu es un idiot. Je suis beaucoup moins avenant qu’un médicomage. Alors je vais te le redire. Tu es un idiot.  
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Léandre
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MessageSujet: Re: L'amer.   Mer 13 Sep - 23:02

En avançant à tâtons, à la recherche d’un mur, de quelque chose, il s’éloigne progressivement du reste, de l’arène et de ses bruits, il ne veut que le silence et la honte qui l’afflige. Parce que c’est ça, aussi. Se dire que ses durs entraînements ont été balayés par l’adversaire le plus ridicule qui soi. Enfin… il le croyait. A tort. Il va devoir continuer à s’entraîner, encore et encore, jusqu’à parvenir à laver l’outrage. Faire oublier cette défaite absurde. Trouver une manière de faire sortir le pus dont cet affront l’a recouvert. Alors qu’il se sent presque pris d’un vertige, il croit entendre des pas qui viennent en sa direction. Il se crispe, il trouve un mur, y appose le bras, s’immobilise et essaie de rester droit. Digne. Toujours.

Il ne sait pas qui l’approche, mais il a envie d’envoyer chier n’importe qui s’aventurant à son niveau. Les mots qu’il a hurlé en fin de combat résonnent encore à son oreille. Qu’ils dégagent, tous autant qu’ils soient ! Qu’on le laisse seul ! L’espace d’un instant, il se dit que ça doit être un médicomage, ou quelqu’un du personnel encadrant le Tournoi. Qu’on peut le soigner ou une connerie du genre. L’état de son corps, ce n’est clairement pas ce qui le préoccupe en ce moment. Certes, il souffre. Certes, il sait qu’il offre une image peu glorieuse. Certes, il sait que son corps doit être ensanglanté de toute part. Mais la douleur la plus importante, celle qui l’accable en cet instant, c’est bien la honte de l’échec.

Il n’a pas le temps d’ordonner à la personne de disparaître que déjà un sort est lancé dans sa direction, sans qu’un mot ne soit prononcé. Le bandeau noir s’évapore et la luminosité – toute relative en ce lieu, ça a le mérite de ne pas trop lui éblouir la tronche – le fait cligner des yeux un instant, en tournant la tête vers celui qui en est à l’origine. Hook. Voilà qui ne l’étonne pas tant que ça, en réalité. L’homme est du genre à souvent deviner clair dans le jeu de Léandre, dans ses attitudes et sa fierté. Comme s’il se mettait à sa place, presque. Cela a parfois le don de saouler le blond. Même si au fond de lui, il sait qu’il peut lui en être reconnaissant.

D’autant que l’homme fait en sorte d’alléger un peu les séquelles du Sectumsempra. Pourtant, c’est pas de la reconnaissance que ressent Léandre en voyant son ami. Il détourne la tête, le regard sombre. Il n’a pas envie qu’on s’approche, qu’on le juge. Il ne veut rien entendre. Mais Hook n’y voit pas de cet œil – unique ! - apparemment, il a envie de parler, lui, et le force à relever la tête.

« Casse-toi. » C’est de la rancœur, envers tout le monde, envers lui-même, qui glisse des lèvres du soldat. Il grimace et serre les poings lorsque le Captain s’amuse à faire saigner sa plaie au bras. Par fierté, son visage se crispe de douleur mais il la contient autant que possible.

« Casse-toi ou j’te prends au mot. »

L’autre semble s’amuser de la situation. Léandre n’a pas les idées claires et saisit mal où il veut en venir. Il subit toujours le martèlement dans son crâne, l’émotion et les douleurs diffuses de la défaite laissent leur trace. D’un geste vif de son autre bras, le blond attrape la veste de son compère et retourne la situation, de manière à ce que ce soit Hook dos au mur.

« J’t’emmerde. Je sais c’que j’suis. » Une sous-merde. Un perdant. Une honte. Un brasier qui risque de s’enflammer à tout moment pour expulser sa rage. Sa colère. « Pas b'soin qu't'en rajoutes. Casse-toi Hook. C’est pas l’moment. »

Il a son visage à quelques centimètres du brun, déformé par l’aigreur qui l’habite.
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Captain Hook
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MessageSujet: Re: L'amer.   Ven 15 Sep - 23:18


C’est aussi incisif que fulgurant, aussi foudroyant que sincère. Je m’y attendais, évidemment, ce n’est pas comme si c’était la première fois. Que la colère – la rage, m’était inconnue. Je la connais bien, c’est une vieille amie. Comme elle habite tes yeux je suis docile, je me laisse gentiment dorloté contre le mur, toujours amusé. Prévisible, tu es si prévisible, les schémas colérique que tu esquisses étaient les miens, les mots que tu susurres je les ai déjà entendu trop de fois. J’attends alors que tu finisses, que ta bouche ne soit plus qu’une ligne mince et tremblotante. J’ignore ce qui se passe dans ta tête. Et peut-être que je devrais prétendre être legilimens pour pouvoir te regarder avec plus de paternalisme – que tu détestes ça, pour te répéter comme tu es idiot.

Je raffermis ma prise sur ton bras et j’appuie plus fort mine de rien. Je ne vois pas de meilleur moment, au contraire. Je déclare avec la nonchalance de celui qui ne craint rien. Tu es déjà blessé au corps et ton esprit palpite de douleur d’un égo tourmenté. Je me demande… Oui je me demande ce que tu vas bien pouvoir faire… Je tends le bras pour une accolade forcée, le crochet contre ta nuque, mon pouce toujours affairé sur ton bras. À moitié mort. Tu pourrais essayer de me démolir que mon crochet serait dans le creux de ta nuque en train de trifouiller à la recherche … De je ne sais quoi. Je murmure doucement, même si dans le ton de ma voix il y a un peu de défi, de menace. Je presse un peu plus l’acier contre ta nuque.

Je souffle et je relâche ton épaule dans un geste qui se veut plein de dédain. Je te regarde, le sourire toujours sur mon visage, même si mes yeux ne rien plus, eux. Je penche la tête sur le côté. Ah… Léandre, Léandre… Qu'est-ce que je vais bien faire de toi. Je soupire encore et je fais semblant de chercher une réponse. Sais-tu pourquoi tu es idiot ?

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MessageSujet: Re: L'amer.   Dim 17 Sep - 23:46

Ce qu’il y a de pire dans Hook, c’est cette attitude qu’il aborde en toute circonstance. Ou du moins, à chaque fois que Léandre n’est pas au top. Il a un maintient qui dit « Boarf, j’m’inquiète pas. » une manière de sourire légèrement et d’avoir l’œil brillant, amusé, qui agace d’autant plus le blond. Parce qu’il sait. Il sait que sans même être légilimens ou autre connerie du genre, le brun lit clair dans son jeu. Il sait que l’homme en a vu d’autres et qu’il lui en faut plus pour être déstabilisé. Alors ça l’énerve encore plus, Léandre.

Et là, il est pas en état de subir les conneries du Cap’, non. Il veut qu’on le laisse seul, il veut souffler un coup et tout détruire en même temps. Il veut faire taire les bruits qu’il croit toujours entendre et le martèlement dans son crane. Il veut se défouler jusqu’aux limites de son corps. Jusqu’à ne plus savoir ce qu’il fout là. Jusqu’à oublier – même l’espace d’un instant – le souvenir de ce combat. Jusqu’à ce que ses bras, ses jambes ou sa baguette ne répondent plus. Cette rage épuisante qu’il sent en lui, c’est elle qui le pousse à s’approcher brutalement de son ami pour le pousser contre le mur. Sa respiration est lourde et il grimace d’autant plus en voyant l’amusement de Hook.

Lorsque ce dernier continue d’appuyer sur la plaie au bras du blond, les yeux habituellement bleu océan de Léandre se teintent d’orage, il les plisse et son visage n’a rien de drôle, pourtant. C’est bien la colère qui transpire. Un sursaut de douleur le traverse – et le trahit – alors que le borgne continue son jeu sadique, tout en reprenant la parole. Chacun de ses mots poussent Léandre à raffermir, autant qu’il le peut, sa prise et sa posture. Malgré la fatigue et ses blessures. Il ne veut pas baisser sa garde. Il refuse de laisser le brun prendre le dessus. Même dans cet état, son ego est l’ultime force qui le guide.

Même si c’est absurde.
Même si c’est vain.
Même si c’est ridicule.

Hook le sait parfaitement. Malgré son apparence, lui aussi est un homme expérimenté, un duelliste de renom, un bourreau « par défaut » qui a tous les attributs du soldat le plus puissant. Peut-être même que son handicape, son crochet, lui donne un atout supplémentaire. Léandre l’écoute parler. Il s’agace et sent rapidement le métal du crochet contre son cou. « Je t’emmerde Hook. C’est pas ta babiole qui va m’impressionner. » Sa voix retentit de manière féroce alors que l’acier se presse sur sa nuque. Le blond ne lâche pas pour autant sa prise sur la veste et la pression qu’il maintient sur le corps de son ami.

S’il le fallait, il irait même jusqu’à s’enfoncer volontairement le crochet dans la peau pour s’extraire de la prise qui le retient. Il s’en fout, il n’est pas à ça près, et n’a jamais été du genre à s’épargner. La douleur est la grande amie de la rage, c’est une question d’habitude.

Mais finalement, Hook le relâche quelque peu et le fixe avec sérieux. Léandre est toujours autant irrité. Il défait néanmoins son emprise, également. « Arrête ton cirque ou je vais réellement t’péter la gueule. Toi ou un autre, c’est pas l’envie qui manque. J’ai pas b’soin de tes sermons. »

« Si tu veux parler, parle. Et après, tu dégages. »
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