arteries & all ♕ croyance
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Ahn
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les arbres montaient jusqu’au ciel, projetant des ombres distordues et déchirées sur l’eau. il y flottait des algues, milles insectes, des feuilles mortes qui s’étalaient dans tout un éventail de vert. des branches s’y hasardaient également, suivant les courants invisibles et indistincts. certaines, à la verticale, accrochaient les vêtements et les nénuphars. toi qui marchait à pas prudents et lents, tu te réjouissais du chemin qu’avait tracé d’autres braves à force de passage : une route de terre humide, où l’eau et la boue arrivait à la cheville plutôt qu’à la taille. tu sentais sa fraîcheur à tes pieds, protégés par des bottes solides, mais ton attention était dédiée à ton ouïe. attentive au moindre bourdonnement, au moindre craquement de bois suspect.

tu avais l’impression d’être en enfer, peinant pour te repérer.

dans les forêts, tu sentais les obstacles. les arbres étaient si vieux, si vastes, que tu notais leur présence noble sans difficulté. tu distinguais leur forme dans ton esprit et les évitait - mais dans un marécage ? tout était flasque et éphémère. tout voguait au gré des eaux et changeait de place au moindre vent, tout y naissait pour se perdre.

tu avais l’impression d’y lutter depuis une éternité. à l’habituel, tu sentais la nuit par l’humidité et le froid qui s’installait - mais qu’était un marécage sinon humide et froid à toutes les heures de la journée ? un soupir. tu ne paniquais pas encore tout à fait, néanmoins. tu n’avais entendu aucun cri d’animal nocturne, alors tu supposais que la lune devait encore parcourir son bout de chemin avant de se hisser jusqu’aux astres.

un cri étouffé alors que tu manques de plonger dans l’eau, trébuchant sur une racine. à la place, tu t’accrochas à un arbre que tu refusas de lâcher jusqu’à ce que les battements de ton cœur se fassent moins pressants. traverser le marécage seule t’avait semblé être une bonne idée - un raccourci pour rejoindre aquila -, mais à chaque seconde qui s’envolaient, tu regrettais un peu plus. à ce rythme, tu arriverais le lendemain matin.

ou tu n’arriverais jamais.

n’était-ce pas là qu’une magicienne avait croisé quelque chose d’assez terrifiant pour la rendre à jamais muette ? quelque chose d’assez terrifiant pour effrayer la couleur hors de ses cheveux ?

une médicomage, en plus.
brrr.

alors que tu envisageais les inconvénients d’être muette et aveugle, tu entendis un énième craquement derrière toi. sauf que celui-ci était doublée d’une présence. était-ce quelqu’un ? ou quelque chose ? toujours accrochée au tronc de ton arbre,
tu te retournas lentement pour lâcher euh... bonjour ?
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Croyance
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Elle avait les pupilles dressés vers la terre et les idées éparpillés loin des airs. L’endroit était peu enclin aux venues, mais elle bravé les interdits de sa venue. Croyance si fière et altière pour oser vagabonder sur ces chemins peu bondés. Tout suait l’inquiétude et voir un éclat était peine perdue, même la louve souhaiterait parfois la béatitude à atteindre aux sentiments de danger qui l’éreinte, loin des siens et pire que les chiens. Elle n'avançait alors, pas à pas, d’un geste inerte, mais finalement la paume frôle son épée en cas d’alerte. Mais le son de l’eau, le son du vent, le son des arbres hauts et des feuillages barrant la route. Elle fait attention aux environs, pour ne pas tomber elle qui est peu effrayée et ne pas être empressée et se dire que tout est terminé.

Elle sent ces effluves qui semblent se coller à la peau et qui ne veulent disparaître, qui semble perdurer comme les saletés qui la débectent, mais elle parcourt quand mêmes les marécages, pour découvrir et savoir. Elle avait parfois l’impression que cette place grouillé d’être incarnés qui souhaitaient s’oublier, mais la peur ne prenait pas le dessus quand bien même le stress était parvenu. Alors elle marchait un peu plus vite et les pupilles ont parcouru les lieux comme un rite. La belle aux cheveux cendrés avait plissé les yeux, semblant voire un visage parmi les nuages. Elle arriva à hauteurs des branches, pour laisser une béatitude franche.

« Ahn ! C’est Croyance. Je ne pensais pas te trouver dans un endroit pareil. Que fais-tu ici ? »

Mais la louve avait laissé une exclamation chaleureuse, de trouver une connaissance bienheureuse. Cependant, il n’était peut-être préférable ni pour l’une ni pour l’autre, d’être dans un endroit sans équivoque. Elle a un léger regard en biais et le sourire un peu effacé, mais qui vîtes remplacé.

« Bref, ne traînons pas trop. Je n’apprécie pas vraiment cet endroit et les repères sont quasi inutiles. À deux, on retrouvera plus facilement le chemin que seul, qu'en dis-tu ? » »

Elle n’avait laissé place à peu de doute, mais elle laisse un sourire dans un soupir. Mais ses oreilles se dressent doucement, semblant entendre des bruits dans le vent. Mais elle ne peut être sûre de rien, alors elle dégaine son arme dans l’une de ses mains. Elle se place aux côtés de son nouveau compagnon, pour une ballade avec le son. Mais elle n’est pas pleinement rassurée, se demandant pourquoi elle se laisse aller (pour ses reliques et ses cherches).  

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dans d’autres circonstances, plutôt que ces mots stupides et mous, tu aurais lancé un incendio chargé d’effroi qui aurait changé le marécage en un désert de vapeur et pris tes jambes à ton cou : mais la prudence et la possibilité que ton poursuivant n’était en fait qu’un voyageur aussi perdu que toi, avait stoppé tes ardeurs pyromanes. et tandis que la voix douce et rassurante de croyance parvenait à tes oreilles, tu compris que cette prudence, ce zèle que tu avais pensé en excès, venait de lui épargner une grande frayeur.

oh croyance dis-tu d’une voix pleine de gratitude, qui trahissait ta peur passée. tu ne pouvais pas mieux tomber. tes mains se délièrent lentement et tu lâchas ton écorce pour te lancer vers elle, cherchant son corps comme si il eut été une ancre. cet endroit - repris-tu avec une hargne à peine dissimulée contre ce maudit marécage, est un véritable enfer. je ne sais pas où je suis. je ne sais pas où je vais. et tandis que tu déversais toute ton amertume, tu passas tes mains à travers tes cheveux pour enlever les feuilles et les branches qui s’y étaient égarées.

tu aimais bien la nature, ahn
mais pas quand elle se liguait contre toi

le bruit de l’acier te fit sursauter, et tu compris que croyance venait de retirer son arme de son fourreau. retenant un cri d’effroi, tu te cachas derrière elle telle une ombre. qu’est-ce qu’il se passe ? des monstres ? un basilic ? un acromantula ?? et comme commandé par ton angoisse, un bouclier s’érigea autour de vous. depuis les duels, les informulés t’étaient beaucoup plus accessibles, mais cela devenait embarrassant.
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La louve secoue la tête d’un geste bref, avant de voir sa future compagne et son relief. Elle semblait apeurée, secouée et Croyance, d’un geste élancé, enleva les quelque entassés (dans ses cheveux, dans ses yeux). Petit croc aimait beaucoup Ahn, qui était loin d’être infâme. Elle aurait pu tomber sur pire, mais la voilà rassurée qu’elle ne sut le dire.

« Tu n’es pas la seule. J’ai retiré mon épée par précaution ma douce, mais ce marécage est une véritable cage. »

Tant d’odeurs et de sons, qui font divaguer et être si loin de leur maison. La paume se glisse doucement derrière Ahn, la maintenant doucement pour ne pas effrayer tenacement.

« Calme, ma douce. C’est juste un moyen de sécurité, mais avec ton bouclier, c’est plus rassurant. C’est un véritable labyrinthe, mais j’ai laissé quelques traces de mon épée sur le sol et troncs, tu me suis ? »

Moyen de sûreté, cran de sécurité. Elle tient la main d'Ahn et avance avec sa compagne, loin d’où elles sont, loin de tous ces sons. Même Croyance est décontenancée, pas tant de senteurs et de menaces encreuses. Elle plisse les yeux brièvement, sentant un danger imminent. Elle essaie de se placer doucement, chuchotant lentement.

« J’ai l’impression que quelque chose nous suit, je ne sais pas si c’est moi ou toi qu’il poursuivait de base, mais il reste tenace. Tu n'as pas cette impression ? Mais bon, je n’arrive pas à voir où il peut-être. Continuons encore quelques pas et si ça continue, dans un espace dégagé, on entame le combat, cela te va ? »

Il n’y a pas tellement de place aux doutes, justes de la déroute.

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Ahn
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que croyance se perde aussi dans la vaste étendue du marécage te rassurait autant que cela t'effrayait. tu t'en sentais moins faible, peureuse, fragile, parce que la réaction était normale et partagée : mais d'un autre côté, si même ton sauveur était égaré, alors l'issue de cette escapade venait de s'assombrir. pourtant ahn, tu ne te laissais pas encore aller au pessimisme. déliant lentement tes bras de croyance, tu regardais autour de toi, guidant ton empathie avec douceur à la recherche du moindre danger. pour l'instant, la voie demeurait libre d'obstacles.

tu ne t'offusquas pas de la main placée derrière ton dos. au contraire, tu y trouvais du réconfort, de la même façon que le courage de la liontari - et croyance portait si dignement ce titre - gonflait ton propre coeur. tu puisais ta force dans la sienne. bien que les bruits alentours te demeuraient épidermiques, alarmants, tu sentais les battements de ton coeur s'astreindre, perdre de leur hâte, pour finalement conclure que si tout n'allait pas bien, tout n'allait pas mal non plus.

ma douce, qu'elle t'appelait. entre l'embarras et la gratitude, tu laissas échapper un petit rire accompagné d'un tu continues de m'appeler ainsi... tu en rougirais presque, alors qu'elle prend ta main et te guide parmi les marécages. mon héroïne, t'oses-tu à penser, mais tu gardes cette pensée pour toi alors que commence votre escapade. c'est une démarche ingénieuse, digne de toi, la complimentes-tu alors qu'elle te fait part de son plan pour se repérer. si tu étais fière de l'intelligence que tu t'accordais, tu comprenais face à croyance que tu peinais à mettre ta sagesse en oeuvre, à l'exploiter hors de la théorie et de la recherche.

finalement, le verdict tombe. vous êtes suivies.
déglutissant sans grande assurance, tu écoutes son compte rendu, acquiesçant à la fin de celui-ci alors que toute la réalité de votre situation t'apparaît. les mots grattaient à ta gorge : la tentation de t'excuser, de dire que si elle se trouvait dans cette situation c'était par ta faute, c'était pour te protéger. mais ton mentor te disait : ahn, ne t'excuses que si c'est l'unique chose que tu peux faire.

et tu pouvais faire autre chose.
tu pouvais te battre.

compris. montrons à notre poursuivant de quoi on est faites. un endroit dégagé te permettrait une plus grande liberté de mouvement : la stratégie te convenait. sur les talons de croyance, tu serras doucement sa main, ignorant les bruits des insectes et de l'eau pour chercher celui des feuilles, des pas, des grognements. tu priais le destin pour qu'il vous soit indulgent - mais tu le savais sans pitié.

ton esprit s'éclaira ; les arbres s'éloignèrent, les lianes se suspendirent plus loin. tu compris que vous étiez arrivées dans un paysage plus dégagé. ainsi, votre poursuivant était plus vulnérable, mais vous-aussi. lâchant doucement la main de croyance, tu te saisis de ta baguette, attentive au moindre son, à la moindre lueur, à la moindre petite âme. tu distinguais la sienne, incandescente et bestiale, celle de milliers d'êtres vivants bourdonnant près de vous, tout un écosystème à ta portée - et tu en ressentis une autre, large et tenace et explosive.

je crois que je le sens. tu fortifias ton bouclier, qui avait perdu en épaisseur à mesure que tu avais puisé dans l'assurance de ton amie, puis te prépara à en ériger un nouveau lorsque la créature s’abattrait sur celui précédemment invoqué.
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Un peu de déraison (d’être venu ici), mais pas de peur et de confusion (peut-être un peu de folie). Grande et belle louve qui fait la belle, pour les autres et pour elle. Pour se rassurer et se rassasier, pour devenir et accomplir. Il n’y pas de mauvaise mine à avoir, il faut avant tout garder espoir (même infime, même minime). Mais Croyance va croire tellement de choses, qu’elle se perd parfois tant elle ose, de sa main tactile ou versatiles, de ces paroles souriantes et les mirettes pétillantes.

La tête oblique quelques instants, vers ses yeux beaux et incandescents, parce qu’elle ne comprend pas, et ne se remémore pas. Mais la jeune femme aux cheveux cendrés le fait, pour comprendre et être prise sur le fait. Et elle lâche ce sourire enrôleur, devant cette bouille de candeur.

« Oui et je continuerai de le faire, je trouve qu’il te va très bien. »

Sympathie véridique, fierté emblématique. Elle octroyait à Ahn cette amitié ficelée, fidèle et belle. Mais elle penche la tête (d’un côté honnête et d’une autre bête), balayant la remarque d’une gestuelle défaite, perdue dans sa concentration la plus parfaite. Et la louve avait raison, de ces bruits qui les guettent et de ces sons qui l’inquiètent. Elle se dresse doucement, pour mieux percevoir et sortir de ce cauchemar qui est fait pour être perdu et vendu (à ce marécage, à cette cage).

« Si tu le sens, c’est qu’il est très proche. C’est peut -être un Pitiponk, ce que j’espère honnêtement ma douce, car si c’est une autre créature de ces marécages, on risque d’avoir du mal à se sortir de cette cage. »

Vérité énoncée sans l’ombre d’un regret, elle est forte, mais voit la réalité qui la transporte. Car même la jeune femme aux loups ne peut supporter certaines bêtes, des velues prêtes (à les mordre et faire désordre).

« Plaçons-nous dos à dos, tu as ta baguette et moi mon épée. Je peux te confier une petite lame que j’ai apportée et je pourrai sortir ma baguette également. Plus de sécurité pour rester en sûreté, ma douce. »

Un conseil avisé, un ordre presque craché. Mais l’œil balafré sait ce qu’il dit, même si le souvenir reste interdit. La paume esquisse un geste agile, attrape et tend le manche à sa compagne évangile. Elle préfère plusieurs options d’attaque, pour éviter les erreurs de frappe (comme sa sortie nocturne dans les bois, sous les coups et l’émoi).



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